Article Archi,Ville & Cinéma – Sarreguemines
1 Architecte / 1 Batiment – La villa Bichaton à Nancy – 13 décembre
1 Architecte / 1 Batiment – Le Museum Aquarium de Nancy – 22 novembre

Architecture, Ville et Cinéma – La Ville Surpassée – 3 films / 6 rencontres
Conférence ENSAN – BIMBY: La filière courte, libre et belle du renouvellement urbain
Folle Journée de l’Architecture – Pascal Brateau – « Vanité »
Le 18 octobre dernier, dans le cadre de la Folle Journée de l’Architecture organisée par l’Ecole Nationale supérieure d’Architecture de Nancy, la Maison de l’Architecture de Lorraine présentait une création de Pascal Brateau – « Vanité »
« Vanité s’insère dans mes recherches plastiques sur l’image et la perception de la maison dans l’imaginaire collectif, en s’appuyant sur le thème du vide.
Elle fait référence aux bûchers des vanités, dans lequel brûlaient tous ces objets plus ou moins luxueux jugés inutiles à notre salut au XV siècle (Savonarole), et interroge la validité du discours actuel sur l’architecture au regard d’un tel concept dans le contexte de notre société contemporaine.
C’est un exercice de style, un empilement de 130 tasseaux de bois identiques (hormis la couleur, claire ou foncée) formant deux maisons stylisées imbriquées l’une dans l’autre symétriquement autour du vide ; il s’agit d’un palindrome : un art luxueux ultra nu (W).
Ce qu’on y distingue oscille entre la forme archétypale d’une maison et la volumétrie vaguement cubique de l’architecture moderne, ou encore les facettes du prisme que forme l’intersection des deux maisons évoquant l’architecture contemporaine. Mais quelque soit la volumétrie que l’on observe, elle n’est constituée que d’une enveloppe. Cette sorte de façadisme raffiné ne fait qu’enserrer le vide culturel maintenu à propos de l’architecture.
L’image se renverse mais la situation reste inchangée (palindrome).
D’un autre côté, intervenir en tant que plasticien précisément dans cette école d’architecture a clairement renvoyé mon ego au titre de l’œuvre.
Concrètement, on n’y voit qu’un travail plastique cinétique, un « objet précis, simple et sophistiqué »*, une « structure poétique autant fragile que complexe »*.
Une vanité est une œuvre d’art symbolique.
* commentaires de spectateurs »
Thomas Batzenschlager – « Voyage en A(mne)sie » – Galerie Neuf – Nancy
VERNISSAGE VENDREDI 28 SEPTEMBRE A 18H00 A LA GALERIE 9 (RUE GUSTAVE SIMON – NANCY)
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Chaque jour, je traverse ces rues étroites et animées. Toujours, la population qui s’y active change et je ne reconnais jamais aucun d’entre eux. Pourtant, ils me connaissent : je suis l’étranger. Pour eux, je suis évocateur de l’existence d’un autre ordre, tandis que moi, je suis perpétuellement plongé dans un « ailleurs ». Habiter l’inconnu est une chance formidable pour celui qui souhaite écrire le récit des lieux. Oublier, décoller son être de la surface rugueuse du savoir : c’est ce que m’a offert la ville chinoise. Cette nation-ville s’offre à nous dans sa situation la plus inédite, étouffante par un déluge de signes, noyant tout être dans sa monstruosité urbaine et écrasant tout sous le passage du rouleau-compresseur de la modernité. Une Babylone d’un monde générique dépeinte ici au moyen de la profusion qui démultiplie le regard et efface enfin la présence d’un auteur qui ne peut qu’être spectateur amnésique de ce spectacle sans limites.
Thomas Batzenschlager
Autrefois le voyage en Italie était une sorte de « moment-zéro » dans l’émergence du regard des artistes et des architectes. Eprouvant la lumière, le paysage et la beauté des ruines antiques, de jeunes gens pleins d’avenir revenaient chargés de carnets, tentant par l’aquarelle, le relevé et le croquis de percer le mystère de l’Harmonie.
Thomas Batzenschlager, jeune architecte, a l’acuité mêlée d’érudition de ces arpenteurs. Il fait de son voyage en Chine l’exploration d’un territoire surpassé, du gigantisme dupliqué, de la multitude indicible.
Pourtant, dans les recoins, à hauteur d’homme, persistent l’invention urbaine de la survivance, le bricolage singulier des petits arrangements avec le quotidien.
Recourant à la stratégie du multiple pour mieux le saisir, le regard se fait tour à tour neutre et objectif, halluciné, introspectif, potache ou technicien.
Immergés dans le quadrillage implacable de cette matrice aux facettes infinies, nous nous voyons offrir le luxe d’un voyage à la carte dans les pérégrinations de l’architecte en terre d’A(mné)sie. 旅途愉快! *
* bon chemin !
Nadège Bagard, Présidente Maison de l’Architecture Lorraine
L’approche multifocale du « Voyage en Amnésie » de Thomas Batzenschlager est une illustration des aptitudes que l’Ecole d’architecture de Nancy développe auprès des futurs architectes. La pédagogie qu’elle met en place permet à chacun de se forger un regard propre et original sur l’espace et le cadre de vie.
Le parcours remarqué de cet ancien étudiant est exemplaire autant que singulier. Cette exposition illustre ce à quoi un architecte est sensible et comment il peut réagir à ce qui l’entoure.
Lorenzo DIEZ, Directeur
Ecole nationale supérieure d’architecture de Nancy






















